Mouvement de Transition Civilisationnel
Nos problèmes ont changé d’échelle
Les responsables politiques agissent sur la société : ses règles, ses institutions, son économie, son quotidien. Les enjeux d’aujourd’hui ne s’arrêtent plus là. Ils viennent toucher la civilisation, c’est-à-dire l’échelle du dessus. Voilà pourquoi les réponses proposées passent à côté. Voilà ce que ce Mouvement vient faire.

Le point de départ
Une société n’est pas une civilisation
La distinction a l’air théorique. Elle explique pourtant, à elle seule, cette impression que rien de ce qu’on nous propose n’est à la hauteur.
Une société, ce sont des règles, des institutions, une économie, un quotidien. C’est le niveau d’action des responsables politiques et c’est le seul qu’ils occupent. Une civilisation est plus vaste : notre culture, nos savoirs, nos arts, nos rapports au monde et à l’autre, notre manière même d’habiter la Terre, notre conscience.
Tout cela est aujourd’hui en mutation radicale. Radicale au sens étymologique du mot, c’est-à-dire à la racine. Cette radicalité touche quelque chose de plus profond que nos règles. Elle fait vaciller la société depuis l’échelle du dessus.
De là vient la phrase qui résume tout le reste. Les programmes et les promesses se font à un niveau inférieur aux problèmes réels. Nous exigeons de nos représentants qu’ils répondent à des problèmes de société. Nos problèmes sont d’un cran au-dessus. C’est donc à ce cran-là qu’il faut répondre.
Il y a trop de bugs dans la société actuelle pour continuer à les corriger un par un. Ce qu’il faut, c’est une mise à jour civilisationnelle. Agir à cette échelle change les termes de la radicalité, ce qui permet ensuite à la société d’entrer dans un autre mode de fonctionnement.
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Le diagnostic
De vieux outils sur des problèmes neufs
L’écologie, l’intelligence artificielle, l’immigration, le pouvoir d’achat, la dette, les retraites, la sécurité, la justice, les inégalités : ces enjeux dépassent désormais la société. Ils sont pourtant traités avec six logiques héritées d’un monde archaïque.
L’autoritarisme
Décider d’en haut. Faire tenir la décision par la contrainte quand elle ne tient pas toute seule.
L’idéologie
Faire entrer le réel dans une grille. S’y tenir même quand il n’y entre pas.
La guerre
Régler un désaccord par le rapport de force, à l’intérieur du pays comme à l’extérieur.
L’argent
Faire de la ressource la mesure de toute chose, y compris de ce qui n’a pas de prix.
Le mensonge
La langue de bois, la promesse facile, la rhétorique qui comble l’écart entre une parole et un acte.
L’organisation pyramidale
Une forme où l’information monte mal, où la décision descend lentement, où personne n’est au bon endroit.
Ces sujets de fond n’intéressent presque personne, parce qu’ils demandent du temps quand tout le monde veut comprendre vite. Nous les avons aussi délégués, longtemps, à des élites, à des experts, à des intellectuels et à des responsables politiques. Ces minorités finissent par accaparer le pouvoir et l’entre-soi rétrécit le champ de vision.
Il faut en tirer la conséquence sans détour : l’ordre qui en résulte profite d’abord à ceux qui y détiennent déjà le pouvoir.
Ce qui se joue
Sans travail à cette échelle, la trajectoire est connue
Un effondrement de civilisation, avec ce qu’il charrie de guerre civile et d’insécurité alimentaire dans un climat qui se dérègle. Ceux qui en ont les moyens changeront de pays. Les autres resteront sur place, plus dépendants encore. L’écart deviendrait tel qu’il découragerait les générations suivantes d’essayer quoi que ce soit.
Il reste une opportunité, étroite. Elle tient à une chose : commencer maintenant, en partant de ce qui existe déjà, sans attendre d’avoir le pouvoir pour s’y mettre. Le travail est engagé depuis quatorze ans à petite échelle et avec peu de moyens. Il avance.
Le vocabulaire
Deux mots, pris au sérieux
« Mouvement » et « évolution » ne sont pas là pour faire joli. Chacun dit quelque chose de précis sur ce qui vient.
Le mot « mouvement »
La fin de la stabilité
Tout va bouger, en permanence, pendant des décennies. Personne ne peut promettre honnêtement que ça va bien se passer. Il va falloir décider dans une instabilité structurelle, là où les responsables politiques et les élites intellectuelles n’ont jamais connu que la stabilité. Cette turbulence est aussi ce qui nous pousse à évoluer.
Le mot « évolution »
Un processus doux
Certaines choses disparaissent, d’autres se transforment, d’autres se conservent, selon leur utilité réelle dans le monde qui vient. Le mot révolution ne dit pas cela : il dit qu’on renverse. Ici on trie. Ce ne sont jamais les plus forts qui survivent. Ce sont ceux qui s’adaptent le mieux.
La méthode
Partir de ce qui existe pour aller vers ce qui n’existe pas
Le Mouvement ne lutte contre aucune force. Il accompagne l’inertie de la société pour la réorienter. La pédale de frein ne sert plus à rien. Le volant, si : il reste à le tourner pour éviter le mur.
01
Les institutions actuelles
Elles gardent le contrat social depuis deux siècles. Plutôt que de les combattre, le Mouvement s’en sert pour faire émerger leurs formes évoluées. C’est de là que vient le parti Famille France, celui qui se présente devant les Français.
02
Les mécanismes du capitalisme
Ils sont puissants, ils savent lever des fonds et faire tenir des entreprises. Le Mouvement les emploie pour financer leur propre dépassement : des sociétés à créer, un fonds d’investissement, des mécènes et des investisseurs à convaincre.
03
Les nouvelles technologies
L’intelligence artificielle comprise. La question n’est plus d’être pour ou contre : elle est d’orienter les usages vers ce qui fait du bien. Le Mouvement s’en sert lui-même pour tenir l’ensemble et pour aller plus vite.
Une mission à part
Trois mondes qui se séparent
Éviter les fractures et tenir le lien entre le réel, le virtuel et l’imaginaire. C’est aussi la légende de la carte plus bas : chaque chantier appartient à l’un de ces mondes, ou au cœur qui les articule.
Le réel
Ce qui se fait dehors, sur un territoire, avec des gens.
Le virtuel
Ce qui se fait par le numérique, la monnaie, les données.
L’imaginaire
Ce qui se fait par le récit, le jeu, l’art.
Le cœur. Ce qui articule les trois autres : le modèle, la décision, la vision économique.
Par où commencer
Il faut commencer quelque part et ce sera la France
Par son histoire et par son aura, la France est légitime pour montrer le chemin. Elle est même attendue là-dessus. Son potentiel reste immense et la conviction du Mouvement est que d’autres pays suivront.
Le travail vise donc ce pays en premier. Il est publié en libre accès pour que d’autres puissent le reprendre sans repartir de zéro. C’est déjà engagé dans trois pays européens à travers un consortium. Si vous voulez vous en saisir, venez en parler.
D’où vient ce travail
Une intuition, puis quatorze ans de vérification
Tout ce qui précède est parti d’une intuition, laissée mûrir pendant des années. Elle a ensuite été vérifiée point par point, de manière empirique, avec ce que la raison permet de contrôler. C’est cet ordre qui compte : l’intuition ouvre la piste, la vérification décide de ce qui reste.
Ce qui est publié ici a passé cette épreuve. Ce qui ne l’a pas passée n’y figure pas. Toute personne que ce travail intéresse est invitée à venir en parler.
Ce qui est déjà enclenché
Un puzzle commencé, pièce par pièce
Rien de tout cela n’attend une élection pour exister. Voici les pièces déjà posées, dans l’ordre où elles se sont imposées.
Un modèle de société
Quatorze ans de travail sur une forme qui sort de la pyramide : un double vortex toroïdal. Ce n’est pas un système de gouvernance comme la sociocratie ou l’holacratie. C’est le cran au-dessus, le modèle de société lui-même.
OTREUne constitution à écrire ensemble
Le modèle appelle un texte fondateur, rédigé collectivement. Soixante-huit articles sont publiés en libre accès et un site sert à ce travail collaboratif.
La ConstitutionUn système démocratique
La Démocratie Organique. Le système représentatif ne suffit plus et le référendum d’initiative citoyenne reste en deçà de ce qui se joue. L’expérimentation a commencé, la plateforme est en ligne.
La Démocratie OrganiqueUn système économique
Post-capitaliste, théorisé à partir de l’expérience de Sylha, l’ancienne entreprise de Lucas. Il vient avec une monnaie complémentaire adossée à la théorie relative de la monnaie.
L’Économie de la ConscienceDe quoi travailler à plusieurs
Cette transition ne se fera pas avec les seuls agents de l’État. Il y faudra des mairies, des universités, des entrepreneurs, des entreprises, des artistes et des bénévoles. Un outil de coordination est en construction pour eux.
Sur la carteDe quoi donner envie
Une liste de tâches n’a jamais soulevé personne. Les tâches deviennent donc des quêtes. Une mythologie rend l’aventure épique. C’est le versant imaginaire du Mouvement, assumé comme tel.
Edolg’OR, sur la carteDe quoi se retrouver dehors
Sortir la tête du téléphone et se parler pour de vrai. Des animations politiques, ludiques et culturelles apparaissent dans les espaces publics, notamment par le métier de crieur public. L’expérience a démarré à Morlaix, en Bretagne.
Le crieur public, sur la carteDe quoi ne pas rester seul
La solitude, l’isolement et la dépression ne cessent de croître. AngelMe est un espace de soutien mutuel, de prière et de pensée positive, sans intérêt social ni économique derrière.
AngelMe, sur la carteLa liste n’est pas close. Ce qui suit la déplie en entier, chantier par chantier, avec pour chacun ce qu’il est, où il en est aujourd’hui et sur quelles pièces il repose.
La constellation
Toute la constellation, pièce par pièce
Sept branches, soixante-dix-sept entrées. La carte s’ouvre repliée : vous voyez les branches, vous ouvrez celles qui vous intéressent. Rien n’est promis ici sans être daté.
La complexité n’est pas quelque chose de compliqué. La complexité, c’est ce qui tisse des éléments entre eux. Cette carte ne cherche pas à impressionner par sa taille : elle montre où passe le travail, ce qui tourne déjà et ce qui attend encore d’être écrit.
Le mode d’emploi
Comment lire cette carte
Deux échelles cohabitent et ne disent pas la même chose. Une société qui reste à monter ne dit rien du logiciel qui tourne déjà sous elle.
L’avancement du travail
- En service On peut s’en servir aujourd’hui.
- Réalisé Ça a déjà eu lieu, il y a des traces.
- Publié Le texte est en ligne et téléchargeable.
- Prototype Ça tourne déjà, ce n’est pas ouvert.
- En écriture Documenté, pas encore lancé.
La structure juridique
- Structure immatriculée La structure existe et elle tourne.
- Structure en réflexion La forme est choisie, rien n’est déposé.
- Structure à créer La forme est nommée, elle reste à monter.
Sept branches
Qui porte quoi
Chacune a son métier, sa forme juridique et son rythme. Deux existent déjà, les autres restent à monter.
Famille France
Parti politiqueLa part politique, celle qui se présente devant les Français. Elle porte le modèle de société, la procédure de décision, la vision économique et la Constitution.
XuDo
SAS à créerL’État Numérique et sa Super App : la décision, l’échange, le paiement et l’entraide au même endroit. Une maquette complète tourne déjà.
Edolg’OR
Association immatriculéeLe versant imaginaire. C’est aussi le seul qui ait déjà monté un festival. Mythologie, jeux, pèlerinage, animation des places publiques.
edolgor.frLe fonds d’investissement
SAS à créerLe bras économique. Il prend les outils du monde tel qu’il est pour financer ce qui ne trouve d’argent nulle part : des lieux, des logiciels, des jeux, du patrimoine à relever.
Le Think Tank Vivant
Association à créerUn laboratoire qui pense en marchant. Il fabrique la méthode pour que d’autres pays puissent reprendre le chemin sans repartir de zéro.
Les tiers-lieux
Association en réflexionL’ancrage territorial. Tout le reste est du texte, du logiciel ou de la procédure : celui-ci touche le sol. Des lieux ouverts dans des territoires réels, conventionnés avec les communes. Le Mouvement n’y arrive avec aucun programme à appliquer : ce sont les acteurs du lieu qui choisissent à la carte la brique qu’ils veulent faire avancer.
Le cabinet de Lucas
Micro-entrepriseLa structure qui existait avant le Mouvement et qui continue de tourner. Elle accompagne des personnes et des organisations, elle porte les frais courants.
Le corps du projet
Les cinq piliers de Famille France
Ce que la carte montre en abrégé, ces pages le déplient en entier.
Aux mécènes, aux investisseurs
Rien de tout cela ne démarre sans une première marche
Le travail est fait, le corpus est publié, les prototypes tournent. Ce qui manque est ailleurs : quelqu’un dont ce soit le métier de tenir l’ensemble, d’en tirer les modèles économiques et d’aller chercher les financements. Voilà ce que coûte cette première marche. Voilà ce qu’elle produit.
La première marche, en détail