Lucas DuchaineFamille France

Qui je suis

Quatorze ans de chemin

Je parle depuis ce que j'ai vécu : quatorze ans à construire, à me tromper et à recommencer. Il y a des réussites là-dedans et des échecs que je ne cache pas.

Je m'appelle Lucas Duchaine, je suis entrepreneur et inventeur de systèmes complexes. En 2017, j'avais lancé Sylha, un réseau de paiement solidaire qui redirige les frais de transaction bancaire vers des associations locales choisies par les citoyens. Mais Sylha n'est qu'une pièce d'un projet plus large : repenser comment une société organise ses décisions, sa monnaie et son énergie collective.

Depuis quatorze ans, je travaille sur une vision civilisationnelle complète : technologique, démocratique, culturelle, économique. Le but est que les gens reprennent la main sur ce qui les concerne. Je crois que le changement ne vient pas d'en haut, ni d'un programme parfait. Il vient du moment où assez de personnes, dans un quartier, une ville, une organisation, découvrent qu'elles peuvent décider ensemble et que leur parole a un impact réel sur leur vie.

Ce que je viens faire et ce que je laisse à d'autres

Je ne suis pas un gestionnaire du long terme. Je ne suis pas compétent pour les longues phases de stabilisation administrative et je l'assume. Mon rôle est d'écrire, de mettre au point et de transmettre. Gouverner dans la durée revient à d'autres, qui sont faits pour ça. Ce travail est publié pour qu'ils puissent s'en servir.

« Je n'ai pas la culture générale d'un Président de la République, je n'ai pas la connaissance de tous les appareils d'État, je ne sais pas mentir. Mais j'aime la complexité des systèmes et je suis déterminé à montrer qu'une société bien organisée et des citoyens bien éclairés n'ont pas besoin de président. »

Sur le fait de ne pas savoir mentir

J'ai une langue de chair, pas une langue de bois. Je sais que ça passe pour une faiblesse en politique. Je crois que c'est l'inverse.

Mentir n'est pas professionnel. On ne gère pas un pays sur des mensonges, pas plus qu'on ne construit une maison sur de fausses mesures. Le mur finit toujours par le dire.

Portrait de Lucas Duchaine

Le parcours

Ce que j'ai construit et ce que j'ai perdu

Des projets menés à bien, une entreprise qui s'effondre, une traversée, une reconstruction. Rien n'est retiré de cette liste.

Formation

  • DUT Mesures Physiques, dont une année en Nouvelle-Zélande
  • Kedge Business School, ingénieur d'affaires ; mémoire auto-publié en livre : « Compétitivité des entreprises et valeurs humaines »

Industrie

  • R&D chez Schneider Electric, au pôle recherche mondial
  • Stratégie marketing des disjoncteurs intelligents basse tension

Associations

  • Fondateur de quatre associations : Millési'MED (œnologie), Projet Indigo (aide aux personnes sans abri, soutien humanitaire à Calais), Bonne Soirée (événementiel étudiant), Edolg'OR (socio-culturel et ludique)

Sylha

  • Inventeur breveté d'un système monétaire solidaire
  • 150 000 € levés auprès de la SATT Linksium, partenariat INRIA
  • Passage sur BFM TV en 2018, émission « Hello Startup »
  • 2019 : la banque se retire, liquidation judiciaire

La traversée

  • Quinze mois de retraite méditative, sortie progressive des addictions
  • Une période sans domicile fixe

La reconstruction

  • 2022 : un festival monté en trois mois, un court-métrage, un lieu événementiel
  • 2023 : finalisation d'OTRE, conférences, création de l'association Edolg'OR
  • 2026 : lancement du Mouvement de Transition Civilisationnel et publication des documents sources
Un chemin de terre qui s'enfonce entre deux haies, à la tombée du jour, sous un ciel rose et gris.
Un chemin de campagne au crépuscule, photographié au début du siècle dernier. Je le mets ici parce que c'est l'image la plus juste que j'aie trouvée de ces années-là : on avance sans voir où ça mène, et on avance quand même. Photographie anonyme, domaine public, via Wikimedia Commons.

La traversée

Ce que j'ai appris en bas

En 2019, la banque partenaire de Sylha s'est retirée des engagements qu'elle avait pris. Sans les financements qui étaient dus, le réseau de paiement ne pouvait plus fonctionner. L'entreprise est partie en liquidation judiciaire. Ce n'est pas une phrase facile à écrire. Il y avait un brevet, une levée de fonds, des gens qui y croyaient et des années de travail.

Ce qui a suivi a duré longtemps. J'ai perdu mon logement. Il y a eu trois années d'itinérance, des addictions dont je suis sorti progressivement et quinze mois de retraite méditative pour y arriver.

Je le raconte pour deux raisons. La première, c'est que je préfère le dire moi-même, simplement, plutôt que de laisser cette période dans un trou du récit. La seconde, c'est qu'elle a changé ma manière de regarder les gens. Quand on a dormi dehors, quand on a dormi dans sa voiture, on ne parle plus jamais de la pauvreté de la même façon. On ne confond plus quelqu'un qui tombe avec quelqu'un qui se laisse aller.

Je ne vous raconte pas ça pour qu'on me plaigne. Je vous le raconte parce que c'est de là que vient la suite.

Mon engagement est incarné.

Ce qu'on m'a dit être impossible

« Vous ne pourrez jamais faire ça. »

À chaque étape, on m'a dit que c'était impossible. Je l'ai fait quand même et voilà ce que ça a donné.

  1. 2007

    Remplir une boîte de nuit

    Ils nous ont dit que c'était impossible de remplir une boîte de nuit de 1 200 personnes en une seule soirée. Alors nous l'avons fait, en créant l'association « Bonne Soirée » et en organisant des soirées étudiantes. Nous étions 1 260.

  2. 2010

    Obtenir mon diplôme

    Ils m'ont dit que c'était impossible que j'aie mon diplôme. J'ai créé un fichier Excel prévisionnel de notes pour atteindre 10 de moyenne. J'ai eu 10,02.

  3. 2012

    Une association d'œnologie dans l'école

    Le directeur de l'école nous a dit que c'était impossible de boire de l'alcool dans l'enceinte de l'établissement. Alors nous avons créé une association d'œnologie, « Millési'MED » et nous avons fait des dégustations de vin dans la classe, avec le directeur.

  4. 2014

    Changer de mémoire après la mort de mon père

    Suite à la mort de mon père, j'ai voulu changer de sujet pour mon mémoire de fin d'études. Ils m'ont dit que c'était impossible à cause du délai trop court. Je l'ai écrit quand même et ils m'ont conseillé de l'auto-publier en livre. C'est devenu « Compétitivité des entreprises et valeurs humaines ».

  5. 2016

    Lever 150 000 €

    Ils m'ont dit que c'était impossible d'obtenir des subventions auprès de la SATT Linksium de Grenoble. J'ai bossé. J'ai obtenu 150 000 €, avec un partenariat INRIA en prime.

  6. 2017

    Faire la même chose que Visa et Mastercard

    Ils nous avaient dit qu'on ne pourrait jamais reproduire ce que font Visa et Mastercard. Le premier paiement avec la carte Sylha a été effectué dans une crêperie en 2017. C'est un réseau de paiement solidaire qui redirige les frais de transaction bancaire vers des associations locales choisies par les citoyens.

  7. 2018

    Passer sur BFM TV

    Ils m'ont dit que c'était impossible de passer dans l'émission « Hello Startup » sur BFM TV, il y avait trop de demandes d'entrepreneurs. C'est la direction de l'émission qui nous a appelés pour venir.

  8. 2022

    Créer un festival en trois mois

    Ils nous ont dit que c'était impossible de créer un festival en 3 mois. Nous l'avons fait.

  9. Aujourd'hui

    Sauver la France

    Depuis mes 22 ans, j'entends tout le temps que le monde marche sur la tête, qu'il faudrait tout refaire : changer de démocratie, changer de modèle de société, changer de système économique. J'entends tout le monde se plaindre qu'il ne se passe jamais rien, qu'on attend un sursaut. Aujourd'hui j'arrive devant vous, après 14 ans de travail, avec une panoplie de solutions qui, avec les bons cerveaux autour de moi, répondront aux enjeux de notre époque. Osez nous dire que c'est impossible de sauver la France et nous le ferons.

L'impossible est le chemin. À emprunter avec Dieu.

Je crois en Dieu. Je le dis parce que ça a compté dans ce que j'ai traversé et que le taire serait un manque d'authenticité. C'est cette croyance qui m'a permis de tenir, dans les années où plus rien ne tenait debout.

Et je préfère raconter la suite simplement, telle que je l'ai vécue. J'ai eu l'impression qu'on m'insufflait les éléments de l'Organisation Torique et Régénérative des Êtres et qu'on me guidait vers ce chemin et vers les solutions que je présente aujourd'hui. Le nom « Famille France », lui, m'est apparu au cours d'une méditation.

Au début, j'ai cru que je faisais tout cela pour moi. Ensuite, j'ai cru que je le faisais pour l'humanité. Aujourd'hui j'en suis convaincu : je le fais pour quelque chose qui me dépasse et qu'on peut appeler Dieu.

Cela n'engage que moi et rien de ce que je propose ne repose sur une croyance. La Constitution que j'ai écrite ne réserve de place à aucune religion et c'est bien la laïcité qui protège chacun, croyant ou non, d'avoir à se justifier de ce qu'il croit. J'aimerais qu'on juge les textes, pas ma foi.

Le mouvement que je porte s'appelle le Mouvement de Transition Civilisationnel. Sa part politique, celle qui se présente devant les Français, s'appelle Famille France, parce que la France est la famille dont nous partageons tous l'héritage, quelles que soient nos origines.

Lucas Duchaine